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Expositions


 

 

Retenue

Retenue est une triple exposition personnelle de Benoît Géhanne organisée dans les sites des barrages hydrauliques de Bort-les-Orgues, de l’Aigle et du Chastang, en Corrèze, sur une invitation d’EDF.

 

Exposition du 1er juin au 30 septembre 2018

Vernissage : 31 mai à 18h au barrage du Chastang


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Informations :

Barrage de Bort-les-Orgues :
Espace EDF
Entrée libre et gratuite du mardi au samedi inclus en juin & septembre
Entre libre et gratuite du lundi au dimanche en juillet & août
Plus d’infos au 05 55 46 15 33
visites.edf.bort-les-orgues@manatour.fr


Barrage de l’Aigle :

- Baraque des ouvriers
Entre libre et gratuite du lundi au dimanche en juillet & août
Plus d’infos au 04 71 68 19 87
- Usine de l’Aigle
Dans le cadre des visites guidées de l’usine proposées tous les mardis et mercredis (sous conditions de réservation)
Plus d’infos au 05 34 39 88 70
visites.edf.aigle@manatour.fr


Barrage du Chastang :
Usine du Chastang
Dans le cadre des visites guidées de l’usine proposées tous les vendredis
(sous conditions de réservation)
Plus d’infos au 05 55 28 59 35
visites.edf.chastang@manatour.fr

 


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Descriptif :

 

Cette exposition "hors les murs" présente des œuvres réalisées principalement lors des résidences à Chamalot de juin à août  2017.

 

Retenue est une triple exposition personnelle de Benoît Géhanne organisée dans les sites des barrages hydrauliques de Bort-les-Orgues, de l’Aigle et du Chastang, en Corrèze, sur une invitation d’EDF.
Retenue signifie à la fois les retenues d’eaux des barrages hydrauliques qui sont l’objet du travail, et ce qui est retenu de la figure et de la peinture dans les tableaux, les volumes, les dessins et les œuvres proposées in-situ.

Les barrages sont des constructions qui soulignent le paysage de la vallée dans laquelle ils viennent s’inscrire tout en interrompant le regard, comme un écran dressé venant oblitérer le panorama. Ramené au vocabulaire plastique de Benoît Géhanne, le barrage est un objet intermédiaire, un objet qui cadre, parce qu’il génère des points de vue, parce qu’il découpe le paysage, parce qu’il change l’économie du milieu.

Il a réuni une documentation (prises de vue, dessins) au cours de déambulations sur les sites des barrages EDF de la vallée de la Dordogne, et en consultant les archives départementales de la Corrèze.
À l’atelier, cette documentation à été travaillée pour en dégager les lignes techniques, fonctionnelles, celles qui cadrent, qui bordent les formes et qui se dessinent dans l’architecture de l’ouvrage. En suivant ce délinéament, Benoît Géhanne a découpé un dessin dans ses documents. Il a travaillé par réduction, par retrait, en élaguant de telle façon qu’au final il reste peu de choses à voir. C’est ce reste qui intéresse l’artiste : les lignes et les formes « retenues » se prêtent à la partition de la surface du tableau ou du dessin par des jeux de plis, de rabattements et de déploiements de parcours, de couleurs et de figures. Benoît Géhanne cherche à provoquer un conflit interne à l’œuvre, entre ce qui est à voir et ce qui ne peut être vu.
Présenté dans les lieux de travail, au regard des agents EDF et des visiteurs, ces œuvres - tableaux aluminium, dessins et volumes - semblent être réactivées comme des éléments du site jouant alors d’une confusion propre à interroger le statut des choses. Les points de comparaisons entre l’environnement industriel et les œuvres s’ouvrent pour laisser circuler le regard, faire apparaître par écho des jeux de ressemblance, des glissements de signes, des déplacements. Autour des œuvres se trouvent les formes techniques de l’architecture, des machines et des outils, mais aussi des affiches syndicales ou de sécurité, des panneaux de médiation ou encore sur le site de l’Aigle un monument commémorant les résistants de la 2nde guerre mondiale.
Ce jeu d’écho se présente encore d’une autre manière sur le site du Chastang, où une série de six peintures murales s’étendent sur les colonnes de la salle des turbines. Ces peintures, qui reprennent la formes synthétiques d’une portion de disque renvoient à la façon dont un barrage s’insert dans une vallée : en plan un barrage est définit par la grandeur du rayon d’un cercle dont une portion est incérée dans la vallée et dessine la voûte du barrage.
Cette exposition qui se déploie dans les espaces de production industrielle propose un jeu de rapprochement entre les œuvres elles-mêmes et le contexte dont elles proviennent, et où elles se retrouvent finalement restituées. Au fil des trois sites, l’exposition se parcourt et se pense comme autant de déplacements de points de vues et de situations à parcourir.

 

 


 

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